dimanche, 29 novembre 2020 20:02

Les Archives, mémoire de l’histoire, traces de la vie…

Les Archives, de vieux papiers, de vieilles photos, de vieilles gens ?

C’est peut-être l’image que nous avons spontanément. Mais à y regarder de plus près, c’est la trace de ce qui a été vécu, réfléchi, décidé. Pas seulement des souvenirs, mais le reflet de toute une histoire. Pour nous, l’histoire de notre Fondatrice et des commencements; celle de milliers de sœurs françaises et d’autres pays entrées dans l’Institut, qui se sont préparées, engagées, et ont été envoyées aux 4 coins du monde ; celle des communautés et de leurs engagements multiples selon les époques, les changements sociaux, politiques ou ecclésiaux….

 

 

Dans nos archives fmm, on peut trouver des photos des sœurs et des missions, des plans, des factures, des courriers et témoignages, des journaux et revues. On peut retracer l’histoire d’une communauté, répondre à une famille cherchant la trace d’une « arrière-grand-tante qui était en Afrique », ou à une universitaire chinoise qui fait une thèse sur ‘les écoles chrétiennes en Chine avant Mao’. Passionnant, non ?

A Paris, après plus d’un siècle de présence dans le quartier de la Glacière, au sud de Paris, notre communauté FMM migre plus au nord, dans un espace moins vaste. La maison de Paris était le centre de la Province et de tous ses services, mais, avec le déplacement en cours, et la marche vers une ‘Région’ plus large, fallait-il maintenir les Archives à Paris ? Pourquoi ne pas placer les archives aux Châtelets (près de St Brieuc), lieu des débuts de notre Institut ? L’ancienne chapelle des évêques – lorsque, jadis, les Châtelets étaient lieu de villégiature des évêques de St Brieuc - est tout indiquée. Rénovation est donc faite du bâtiment, qui retrouve sa belle structure de petite chapelle bretonne. Début septembre, nous avons pu commencer à investir les lieux et à descendre nos cartons.

Ces « archives », regroupent celles de France, de Suisse et de Belgique, Hollande, Iles Féroé qui ont rejoint la Province de France. Au sous-sol seront rangées les archives historiques, le rez-de-chaussée sera notre lieu de travail avec les archives intermédiaires, et au premier étage un petit musée rappellera le Fort, maison familiale de notre fondatrice à Nantes. Nous voilà donc dans un lieu rempli d’histoire, habité par le souvenir de Marie de la Passion elle-même. Il ne nous a jamais servi de chapelle, mais au fil des ans de dortoir pour les novices, de rangement des denrées alimentaires et, beaucoup plus tard d’atelier de céramique….Maintenant des Archives !

Nous vient en mémoire ce jour où Marie de la Passion faisant la visite du lieu et trouvant les placards bien vides, invite les novices à prier Dieu de garder les Châtelets dans la pauvreté franciscaine !

 

 

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