Notre mission aux Seychelles

La mission au long des années s’est consolidée, et les soeurs aujourd’hui ont une présence discrète mais très efficace. C’est la communauté la plus internationale de la province Réunion – Maurice – Seychelles!

Les îles des Seychelles se trouvent dans l’Océan Indien. Il y a plusieurs petites Iles qui définissent les Seychelles, mais trois Iles seulement sont peuplées. On parle trois langues dans le pays : le français, l’anglais et le créole. Le pays est très touristique : aux Seychelles, nous pouvons trouver des touristes venant du monde entier. Grâce aux touristes et à l’économie bleue, le pays est riche, matériellement et financièrement, mais très pauvre spirituellement, à cause des drogues et de l’alcool.

C’est pour nous un pays de mission. Il n’y a qu’un seul diocèse et notre Evêque est Monseigneur Denis WIEHE. La majorité du peuple est catholique mais pas très pratiquant. Aujourd’hui nous constatons un vrai fléau : la présence de beaucoup de sectes. Dans le diocèse, nous sommes huit congrégations, dont quatre féminines et quatre masculines. Comme tous les pays développés, les Seychelles n’ont plus de vocations, surtout féminines.
Les 5 priorités du Diocèse sont:
- La formation des laïcs
- La famille
- Les jeunes et les vocations
- La liturgie
- Les oeuvres sociales de l’Eglise.

Notre Institut, les Franciscaines Missionnaires de Marie,  se trouve au nord de la capitale,Victoria, dans la paroisse St Roch, à Bel Ombre. Nous sommes quatre dans la communauté, de quatre nationalités différentes : sœur Mayta (mauricienne), sœur Joan (ghanéenne), sœur Reema (indienne) et sœur Baptistine (malgache).


Notre mission à la paroisse est très diversifiée : apporter la communion aux personnes âgées et aux malades, visiter les familles, accueillir tous ceux qui viennent et ont besoin d’être écoutés. Nous nous occupons de la sacristie, et préparons les enfants aux sacrements de baptême, première communion et confirmation. Pour répondre à l’invitation du Diocèse et pour nous faire connaître davantage, nous avons décidé (cela est inscrit dans notre projet communautaire) de rendre visite aux familles du village, une fois par semaine, en communauté. Concrètement, nous le faisons depuis un an. Cette manière de faire interpelle les gens et nous recevons un très bon accueil. Nous nous sentons plus proches des familles et des gens... maintenant, ils viennent souvent nous voir pour partager leurs soucis, leurs préoccupations et leurs joies. Une soeur de la communauté est présente dans l’Equipe de la Pastorale des Vocations du Diocèse : “Equipe : Cherche ton Etoile”. C’est un travail ardu mais nous ne nous décourageons pas... l’équipe des animateurs est intercongregationnelle. Nous essayons aussi d’encourager les laïcs à suivre des cours de formation, au niveau du Diocèse ou au niveau de la paroisse. Ces expériences nous aident à mieux comprendre la mentalité seychelloise.

Au niveau de la pastorale : sur la paroisse une soeur est engagée dans l’Equipe liturgique et fait un bon travail d’accompagnement ; la chorale est aussi un moment de rencontre. Comme l’éducation aux Seychelles joue un grand rôle pour la vie chrétienne et pour la vie quotidienne, nous sommes conscientes que l’avenir des enfants dépend de leur éducation, aussi nous enseignons la religion auprès des enfants de l’école publique et dans une école privée. Sœur Baptistine travaille dans une école privée, elle enseigne la religion aux enfants de 6 à 8 ans. Sœur Reema enseigne la religion à l’école publique, à Beau Vallon, aux enfants de 9 à 12 ans. Beaucoup d’enfants sont catholiques, mais leur Foi n’est pas profonde à cause des problèmes familiaux. Beaucoup de parents sont drogués, alcooliques ou divorcés. De plus, les parents ne prennent pas soin de leurs enfants. A cause de nombreux problèmes, les seychellois ne s’intéressent pas au domaine de l’éducation. L’éducation est devenue un défi dans ce pays, parce que les enfants ne respectent pas les professeurs, les parents et les adultes. Les gens manquent de valeurs. Les mœurs peuvent être choquantes. C’est très difficile d’enseigner aux Seychelles, il faut sans cesse chercher de nouvelles méthodes pour motiver les enfants, les encourager et attirer leur attention. A travers ces méthodes, nous essayons d’intégrer les valeurs chrétiennes, l’importance de la Foi et la croyance en un Dieu unique.

Ce qui est étonnant... c’est que pour la première fois depuis deux ans le gouvernement autorise les religieux et religieuses à donner des cours de religion. Face à tous les défis que pose le pays, nous sommes une communauté ouverte aux signes de l’Esprit Saint. Nous essayons de répandre son Amour auprès de ce peuple que nous aimons de tout notre coeur. La Mission est un défi ! Mais nous sommes heureuses de le relever !

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