Ma rencontre avec les FMM d'Argentine et d'Uruguay

Nous avons ainsi fait connaissance dans un premier temps des Franciscaines de San Fernando, dans la grande banlieue ouest de Buenos Aires.
J’y ai passé, accompagnée d’une amie, une magnifique journée à échanger avec les sœurs qui nous ont chaleureusement accueillies. L’arbre généalogique de mère Marie de la Passion était affiché dans le salon d’accueil et m’a permis d’expliquer aux soeurs mon lien de parenté avec Hélène de Chappotin.

Les FMM sont arrivées en Argentine en 1911 et, remarquablement insérées dans la vie du pays, ont débuté leur mission dans l’enseignement, les orphelinats, les hôpitaux et bien sûr les activités paroissiales. Au fil des ans, elles ont été amenées à adapter leur mission aux évolutions de la société argentine et de la communauté elle-même, qui n’a pas eu de vocation depuis 20 ans. Par ailleurs un bon nombre de ses actions ont été prises en charge par l’Etat ou les collectivités locales. « Quelle est la mission des FMM aujourd’hui ? s’interrogeait Sœur Ana Ines, la provinciale. Qui sont les pauvres aujourd’hui ? Comment être à leur service ? »
Les soeurs ont ainsi été amenées à recentrer leurs missions et à se consacrer à l’aide aux femmes battues et à l’accompagnement dans les prisons.

 

  

 

En Uruguay, les FMM sont au nombre de neuf. Elles ont deux maisons, l’une à Montevideo et l’autre à Florida, à 100 km au nord de la capitale. Nous y avons reçu le même accueil chaleureux et fraternel.
Depuis 18 ans, les FMM ont centré leur mission sur le soin des malades. Elles sont allées se former auprès d’un médecin jésuite brésilien et ont ouvert un premier dispensaire à Montevideo, puis un deuxième à Florida où elles pratiquent une médecine naturelle par les plantes. Elles sont aidées par de nombreux bénévoles et produisent elles-mêmes leurs plantes médicinales. J’ai eu même la chance de bénéficier de leur savoir et de leur pratique !

 

 

 

J’ai également, lors de divers séjours de longue durée dans divers pays d’Europe ainsi qu’au Maroc, fait en sorte de fréquenter les communautés franciscaines missionnaires de Marie. J’ai noué des profondes relations d’amitié que j’entretiens à ce jour, émerveillée de constater à quel point les intuitions de Mère Marie de la Passion répondent aux défis de notre monde tout en s’adaptant à la variété des continents et des pays où se déploie le charisme des FMM.

Paule Roudaut-Le Marois

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