Sur les pas de la providence divine «de famille à famille»


J'ai appris qu'ils avaient l'intention de faire un projet « de famille à famille » pour une période de 6 mois. Donc, il m'a demandé les noms de 20 familles à Alep pour qu'elles soient parrainées par des familles en Pologne. Chaque famille de Pologne devait aider financièrement une famille d'Alep, dont elle connaitrait le nom, le nombre d'enfants et les besoins. Si elle n'arrivait pas à payer chaque mois la somme de 100 $, plusieurs familles se cotiseraient pour obtenir la somme demandée.

Après quelques jours j'ai reçu un autre appel de Pologne demandant encore beaucoup des noms de familles à aider. J'ai alors pensé aux familles de « Jebal Saide », un quartier d'Alep que beaucoup ont dû quitter, il y a 4 ans le Vendredi Saint, parce que les rebelles y étaient entrés. Auparavant, j'avais mis en place un autre projet avec l'ambassade de Pologne qui prévoyait de donner des vêtements d'hiver à 900 personnes de ce quartier. Donc, j'avais une liste toute prête de toutes ces familles, et je l'ai envoyée en Pologne. Un mois après, tous ont reçu de l'aide.

Mais la générosité des Polonais ne s'est pas limitée à ce projet. L'église syriaque orthodoxe a demandé à Pierrette une aide pour des familles, et elle a proposé de les faire entrer dans le projet de la Pologne. J'avais une liste de 550 familles, mais nous avons eu une coupure d'Internet pendant une semaine ce qui m'a empêchée de l'envoyer en Pologne.

Le 2 novembre après midi, Caritas-Pologne a voulu fermer le projet et voilà qu'Internet est revenu et j'ai pu envoyer la liste à temps et continuer le projet. Un mois après, j 'ai reçu une nouvelle demande de nouvelles familles de Pologne. Cette fois-ci, le Père Sami Hallak, Jésuite, m'a conseillé de demander aux grecs-orthodoxes qui m'ont envoyé les noms de 700 familles qui ont bénéficié de cette aide.

Ces deux communautés grecque-orthodoxe et syriaque-orthodoxe n'ont plus d'évêques, puisque leurs évêques ont été enlevés il y a deux ans. Providentiellement, ceux qui n'avaient pas de pasteur pour leur venir en aide, furent les premiers à la recevoir.

C'est une double joie pour moi, d'une part de voir les familles d'Alep recevoir une aide, et d'autre part, de penser que ce projet donnait aux polonais la possibilité de s'engager d'une autre façon auprès des syriens, puisque la Pologne ne voulait pas accueillir de réfugiés mais était prête à soutenir des projets comme celui-là. Pour le moment, nous sommes arrivés à aider plus de 2.000 familles d'Alep avec le projet : 'de famille à famille'.

Le directeur de Caritas- Pologne et la responsable du projet sont venus à Alep du 27 février au 3 mars pour vérifier le fonctionnement du projet. Nous avons eu la joie d'introduire encore une communauté chrétienne arménienne orthodoxe, qui est vraiment très pauvre, et avec laquelle la collaboration était très difficile, mais voilà, le Seigneur a ouvert aussi cette porte.

Nous avons visité les responsables des différentes églises pour examiner la possibilité d'une collaboration, ainsi qu'avec Caritas-Syrie. De plus, nous avons visité la partie « libérée d'Alep » où les besoins sont énormes. Ce projet et les personnes avec qui je travaille m'ont fait toucher du doigt la puissance de la Providence Divine et la tendresse de Dieu pour son peuple.

Urszula Brzonkalik , fmm

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